Le premier voyage

Au travail, c’est dans le contrat : si tu signes, tu es amené à te bouger le cul, et à partir aux quatre coins du globe pour en revenir avec des images plein la tête, mais surtout des mots à coucher sur un papier. Ou plutôt sur un document Word.

Ca, c’est de la théorie. Dans les faits, on aime bien que ce soit toujours les mêmes qui bougent, sans doute par habitude, ou aussi parce qu’on a déjà cerné les gens qui aiment bouger de ceux qui aiment rester.

Moi, on ne m’avait pas trop cernée, encore. Et moi non plus, je n’étais pas trop sûre de mon coup. Je veux partir ? Je préfère rester à la campagne, et profiter de ma routine bien établie ?

Du coup, pas de volontariat pour moi. Dans le doute, abstiens-toi, qu’ils disent.

Et vint le jour où on ne me laissa pas trop le choix, et où de mon cul, je dus sortir les doigts. (C’est magnifique, cette phrase, élégance prestance.)

C’est donc en début de semaine dernière que je suis partie de ma campagne profonde (ou pas) pour affronter la rigueur hivernale de Paris, puis de Londres. Ce qui donne du Avion + RER + Eurostar + Metro, avec la même chose en sens inverse, après. Et des hôtels au milieu. Et du taxi, pour faire comme si j’étais une nantie alors que c’est pas moi qui paye. (mais il était 23 heures, aussi !)

Evidemment, en langage « angoissée du bulbe », ça donne une préparation de trois jours pour un voyage durant un jour et deux nuits à l’hôtel. Oui oui.

Heureusement, à force de debriefings efficaces avec mon compagnon, j’ai établi une feuille de route infaillible à base de : « à gauche, pas à droite ! » et de « 20 mètres, puis un gros panneau ».

Et en définitive, je ne me suis point perdue. J’ai même trouvé mon chemin, c’est dire.

Bon, il faut dire qu’à partir de la gare du nord, c’était un trip voyage organisé avec un troupeau de journalistes français uniquement occupés à faire admirer leurs iphones respectifs. (moi j’ai un 4S ! Ouais, mais t’as pas de lunettes en écaille, grognasse. Certes.)

Ce petit troupeau s’est fait mener vers un luxueux hôtel londonien avec la moquette feutrée qui va bien,pour environ 40 minutes de travail acharné. Ya eu du mattage de vidéos et de l’interview en règle, en privé et en anglais, dans une pièce ultra cosy, avec une baignoire dans laquelle j’aurais  bien plongé, nue ou habillée. (Non, j’ai pas interviewé un acteur de film porno.)

Je te passe le repas au resto de l’hôtel et les boissons gratuites. Et ensuite, on est repartis bras dessus bras dessous en échangeant nos magnifiques impressions. Un truc comme ça. Ca ressert les liens, les bières à volonté.

Tout ça pour dire que finalement, c’est de retour au bureau que le travail le plus long a commencé, avec la rédaction du papier ! Mais c’est bien ce voyage fait d’excitation, de peur, d’attente, de transports, mais aussi de rencontres entre collègues qui m’a mise sur les rotules.

Donc : merci à la personne qui m’a poussée tant bien que mal à faire ce premier voyage, et qui a supporté mon attitude déplorable durant les jours qui ont précédé le départ.;)

Des photos de l’hôtel. J’y serais bien restée pour le plaisir !

jacuzzi

hotel_pyjama

Mais, ça c'est mon pyjama spécial hôtel, qui couvre tout ! (et non, ce n'est pas le même hôtel…)





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Ecrit le by Amy Posté dans La vie tout court, Voyage, Working girl

15 Réponses à Le premier voyage

  1. Tmnath

    Hé hé, qu’on soit adulte ou enfant, on a toujours peur d’être interrogé à l’oral à ce que je vois ! Je retiens « Et vint le jour où on ne me laissa pas trop le choix, et où de mon cul, je dus sortir les doigts. « , je crois que je vais la faire imprimer sur marbre.

    • Amy

      Ah oui, ça au moins, ça fait partie des choses qui ne changent pas, même si on s’habitue !
      Ouais, pour la phrase, je ne sais pas ce qui m’a pris.

  2. Océane

    J’adorerais voyager pour mon travail ! Pour le coup, je vais juste t’envier ^^

    • Amy

      Eh bien écoute, je faisais ma blasée, mais je dois dire que c’était assez plaisant, en fait. Sauf que je n’aimerais pas non plus que ça se reproduise trop souvent, je suis un peu trop casanière pour ça !

  3. badtachyon

    Intéressant et plein de poésie ! J’aime bien ce billet. ^^

    • Amy

      Merci ! Et il faut dire que la poésie, ça me connaît drôlement, moi.

  4. Thé Citron

    Je n’ai voyagé qu’une fois pour le boulot et encore, c’était vraiment que dalle ! Mais j’ai aimé quand même parce que l’air de rien tu représentes ton entreprise et s’ils t’y envoient c’est qu’ils ont un minimum confiance!

    • Amy

      C’est vrai ! Pour ce voyage en tout cas, c’était autant une présentation que du relationnel, au final, donc oui, la personne représente bien son entreprise…

  5. Papillote

    j’ai jamais fait de déplacements, mais tu me rappelles de bons souvenirs avec les cadeaux, les cocktails offerts aux journalistes… si tu m’avais dit on aurait pu se voir à paris, je t’aurai montré où se prend l’eurostar ;-)

    • Amy

      Ah, ça aurait été sympa ! Peut-être pour un autre voyage, de toute façon quand tu es de la province, il y a toujours du transit à Paris…

  6. Plume

    Ah je t’ai retrouvé !!
    (oui oui ma faute je ne suis pas très « aware » ces derniers temps…)

    • Amy

      T’inquiète pas, je n’ai pas été très claire non plus, au niveau du suivi d’un blog à l’autre ! J’aime bien compliquer la tâche et celle des autres, il faut croire… En tout cas, merci d’être là !

  7. Pingback: Voyages et cadeaux | Amy is running away

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